vendredi 12 février 2010

Arron Afflalo, l'homme de l'ombre

Dans un groupe, il existe les leaders, les suiveurs, les « je m’en foutismes » mais surtout les bosseurs de l’ombre, ceux qui ne font pas parler d’eux mais qui sont tout simplement indispensables à un groupe pour fonctionner. Ces derniers ne veulent pas de reconnaissance inutile, seulement être reconnus pour leur travail. Le rôle qu’Arron Afflalo tient dans le Colorado semble du même acabit comme le prouve les témoignages de ses coéquipiers.

« Si vous cherchez Arron pour lui parler, vous le trouverez au gymnase » avoua Smith. C’est ainsi que son shoot à trois points a été en constante progression depuis son arrivée en NBA (20% -> 40% -> 44%), au-delà de son shoot, c’est tout son jeu qui a évolué depuis sa saison rookie. Lorsque les dirigeants des Pépites se sont retrouvés à devoir chercher un remplaçant à Dahntay Jones, ils ont tout de suite été attiré et obnubilé par la réputation de « rat de gymnase » de l’ancien arrière des Pistons.

« Ce mec-là est un bosseur » déclare Chauncey Billups qu’il a pu observer à Detroit et à Denver, « Il est toujours là, dès 7 heures du matin, tout le temps. Il a une éthique irréprochable depuis que je le connais ».

Le moins que l’on puisse dire c’est que le travail paye.

A la manière de Dahntay Jones la saison dernière, Afflalo est entrain de surprendre tout le petit monde de la NBA en alignant les bonnes performances, réussissant même à intégrer le top 5 à l’adresse derrière la ligne primée. Toujours aussi tenace en défense, l’ancien de UCLA est maintenant capable d’apporter un écho offensif plus qu’important, sur les 16 derniers matchs, il a scoré en double-figure à 12 reprises, soit 3 fois sur 4. En l’absence de Melo, en janvier il a scoré 12 points de moyenne (54% aux tirs et 53% à trois points) en 29 minutes de moyenne.

Même si son adaptation aux systèmes de jeu des Nuggets n’a pas été facile au début de la saison, il s’est accroché au wagon pour enfin en prendre la tête lundi dernier.

Il ne reste qu’une poignée de secondes dans la prolongation face à Sacramento, Afflalo prend la balle, pénètre, se stoppe, fait un pas en arrière et shoote en fade-away pour « nothing but net » et donner la victoire aux Nuggets face aux Kings.

Ces récentes performances ont réussi à créer le doute dans l’esprit des fans : JR Smith a-t-il encore sa place dans le roster des Pépites ? Joueur fantasque, imprévisible, il est capable de tous les coups de folie possible, de planter 40 points en 20 minutes, ou bien de tuer ses adversaires en deux actions primés. Mais voilà, il y a des soirs où le feeling n’y est pas. Ainsi, son côté imprévisible est totalement opposé à celui d’Arron Afflalo qui est plus rationnel, dont le rendement est quasiment mathématique.

Arrivé l’été dernier pour succéder à Dahntay Jones dans le rôle de chien-fou des Nuggets, Afflalo a surpassé les espoirs placés en lui, en apportant un plus offensif. Capable d’éteindre le meilleur joueur adverse, il arrive peu à peu à trouver un apport offensif qui ne se limite pas qu’à des shoots en périphérie. S’il continue à travailler, il ne pourra qu’atteindre le brillant avenir qui lui était promis lorsqu’il évoluait à UCLA.

mardi 19 janvier 2010

Lumière sur Billups et K-Mart

Chauncey Billups, le métronome du troisième quart

La légende raconte que les matchs NBA se gagnent dans le quatrième quart-temps, pourtant le meneur des Nuggets est l’un de ceux qui veulent les gagner dès le troisième, ses meilleures statistiques. Mercredi dernier face aux finalistes de la saison dernière, les Nuggets étaient menés de 3 points à la fin de la première mi-temps, pourtant à la fin du troisième quart, ils menaient de 13 points, et ils avaient mis K.O. les Magics. En 12 minutes, C.Billups scorait 12 points, le même total que durant toute la première mi-temps.


Billups score en moyenne 17,9 points de moyenne par match, soit la 34ème moyenne de toute la NBA, mais au troisième quart-temps, Mr Big Shot tourne à 7 points de moyenne soit le septième meilleur total de la NBA.

« La première mi-temps, ce n’est pas à moi de shooter et de prendre le scoring à mon compte, mais je préfère observer et voir comment l’équipe adverse pose son jeu, ainsi dès que j’ai ma chance j’exploite au mieux les failles que j’ai pu voir » affirme le MVP des Finales 2004 qui tourne à 10 points dans le troisième quart-temps depuis son retour de blessure, « Et après la mi-temps, quand je vois les différentes actions à la télé, je deviens plus agressif et dire ‘Je sais ce que je vais faire dans cette situation, c’est là où les opportunités sont ouvertes [dans leur défense]’ »

Généralement, assistant coach John Welch quitte souvent le banc quelques minutes ou un quart-temps avant la pause et s’enferme dans la « locker room ». Dedans, accompagné de l’assistant vidéo, ils préparent et sélectionnent des actions clés qu’ils feront visionner à l’équipe pour leur permettre de trouver les solutions dans la défense durant la seconde mi-temps.

« Le coach nous montre ce qu’il ne va pas dans leur jeu, et Chauncey fait exactement ce qu’ils lui disent de faire – soit shooter ou bien pénétrer dans la peinture. C’est lui qui nous donne le tempo dès la reprise du troisième quart-temps. S’il n’est pas là, nous avons toujours plus de mal à reprendre le rythme », avoua Ty Lawson.

K-Mart, l’homme qui sait se sacrifier

Durant la blessure de Carmelo Anthony, on a pu s’apercevoir que les Nuggets avaient peut être trouvé leur intérieur scoreur tant recherché. Concerné d’avantage offensivement, K-Mart a su répondre positivement à l’appel de George Karl, « C’est un joueur capable d’enquiller les double-doubles. Des fois, c’est 19 points, d’autres 11 ou 12. Mais son sens du rebond est énorme quand il le veut ». Durant les deux saisons dernières, Kenyon Martin était plutôt ranger dans le rôle de chien fou dans la défense des Nuggets, certains, d’ailleurs, le considère comme le meilleur défenseur au poste 4 de la NBA. Sa polyvalence (il peut aussi bien défendre sur un arrière que sur un pivot) est un atout et lui permet d’être la véritable plaque tournante de la défense de George Karl.


Durant les 10 derniers matchs (seulement cinq sans Melo), Martin a compilé huit double-doubles. Les deux matchs où il n’a pas fini en double figure, il l’a raté pour un rebond et l’autre pour deux points. De 11,5 points et 8,8 rebonds cette saison, il est passé à 15,4 points et 11,8 rebonds.
« Beaucoup de ses points sont des points qui font la différence car ils viennent de rebonds offensives » dit Karl, « C’est une force en plus pour nous de pouvoir scorer autour du panier. Quand nous avons perdu les points en pénétration de Melo, je savais que Kenyon allait reprendre la relève ».

lundi 7 décembre 2009

Melo au sommet de la ligue

La ligue a annoncé ce week end que Carmelo Anthony a été élu joueur du mois de la Conférence Ouest pour le mois de novembre. L'ailier all star des Nuggets a accumulé les moyennes de 31,0 points 6,0 rebonds et 3,5 passes sur les dix-sept premier matchs de la saison.

Ainsi, il a permis aux Nuggets d'effectuer leur meilleur départ en saison régulière 12 victoires et 5 défaites.
Anthony a scoré 30 points ou plus dans onze de ses matchs, trois fois 40 ou plus et il a effectué son record en carrière avec la barre mythique des 50 points face aux New-York le 27 novembre dernier.

"Je me sens au meilleur de ma forme, je ne me suis jamais senti aussi bien. Je suis excité par notre bon début de saison mais ce n'est qu'un début pour nous et il faudra s'améliorer de match en match" avoua Carmelo Anthony lorsqu'il a appris son élection.

C'est la troisième fois que Melo est élu joueur de la semaine, après mars 2006 et Avril 2007.

jeudi 19 novembre 2009

Episode 2 : Les Premiers Pas dans la NBA

Tout le monde connaissait la vitesse de Ty Lawson lorsqu’il jouait pour North Carolina, il était d’ailleurs réputé dans tout le pays pour être le meneur le plus rapide. Ainsi plusieurs interrogations se posaient pour savoir s'il avait le bagage techinque pour la NBA et si la transition ne serait pas trop dure ?

Coach George Karl n’est pas réputé pour être gentil avec les rookies à qui souvent il n’accorde qu’un temps de jeu plutôt restreint, mais en ce début de saison, il sait qu’il tient, en la personne de Ty, un joueur au devenir exceptionnel et il sait que malgré les imperfections encore visibles dans son jeu, il peut apporter son intelligence et sa vitesse au jeu des Nuggets. Grâce à son temps de jeu, son adaptation et sa progression seront plus grande et constante et cela, Karl le sait.

« Je ne peux le nier. Il est extrêmement mature pour un gamin de son âge » avoua Karl.

Pour son baptême du feu, Lawson tourne actuellement à 10,3 points, 2 rebonds et 3,2 passes décisives en moyenne sur ses 10 premiers matchs de la saison.
Pourtant ses plus grandes qualités ne peuvent être inscrites sur les statistiques, ainsi son courage et son abnégation à se sacrifier pour le bien du collectif en font un élément vite indispensable.
Il aime se donner pour les autres et faire le « sale boulot » comme on dit dans le métier, ainsi il s’est se mué comme un parfait coéquipier, un meneur, un rôle player tout cela au moment le plus emportant.

Lors de la rencontre au sommet entre les Larkers et les Nuggets, le meneur de poche des Nuggets s’est illustré par deux fois, l’un en volant un ballon à Kobe Bryant en fin de la première mi-temps, l’autre en se permettant de dunker sur la tête du pivot Belge DJ Mbenga afin de sceller la victoire des Nuggets 105-79 face aux champions en titre.

Ce sont toutes ces petites choses qui ont attiré l’œil des Nuggets lors de la drfat 2008, pourtant afin de continuer son ascension, Lawson avait décidé de se retirer afin d’effectuer une dernière saison sous les couleurs des Tar Heels et cela lui permis de remporter le titre national.

« Lorsque Roy Williams m’a dit que c’était le meilleur meneur qu’il ait jamais coaché, je me suis dit que ce joueur devait être un phénomène car pourtant il en a coaché des bons meneurs », affirma Karl.
Restait à savoir si la transition université/NBA ne serait pas trop dure pour un joueur à la taille plutôt modeste pour la NBA (1m79).

D’ailleurs pour Billups, la transition entre le monde pro et le basket universitaire s’est beaucoup améliorée car le système jouit souvent d’une plus grande liberté individuelle dans le jeu offensive quà son époque.

« Il est dans une situation parfaite, car il est dans un système de jeu rapide, où on a besoin de courir et de passer la balle. Il n’a pas encore fait face à un système structuré en attaque, précisa le MVP des Finales 2004, Donc c’est facile pour lui, il a fait un très bon travail dès qu’il est arrivé à l’entraînement, en plus il fait tout son possible pour apprendre et sa vitesse lui facilite beaucoup les choses. Il nous apporte ce qui nous manquait la saison dernière ».

Pourtant sa panoplie ne peut être réduite à sa vitesse, il possède une large palette de mouvement offensif mais aussi un shoot fiable (53% l’année dernière dont 47 aux tirs primés).
Karl avoua qu’il n’avait jamais vu un joueur aussi adroit pour trouver les tous petits dans les défenses, et aussi sa faculté à voler les ballons à ses adversaires. Il semble toujours être en mode accéléré alors que les neuf autres joueurs sont à la vitesse normale. L’exemp le de vendredi est parfait, lorsque Bryant a cru avoir ramassé la balle alors que Lawson était déjà de l’autre côté du terrain.

« Je suis plus proche du sol que la plupart des joueurs, expliqua le meneur de 1m79, et la seule chose à laquelle je pense c’est de foncer vers le ballon pour l’obtenir car je sais que ma faiblesse est aussi une force car cela me permet d'être deux fois plus vif que beaucoup d'autres joueurs».

Pour Karl, Lawson représente la pièce qui a manquée lors des Finales de Conférence de l’année dernière.

« Ty nous donne un joueur que nous n’avions pas précédemment, nous avons désormais un joueur qui peut y aller franchement ».

Lawson sait qu’il a encore besoin d’ajuster sa vitesse au jeu NBA, même si les bases sont sensiblement les mêmes que celles pratiquées à North Carolina.

« Nous jouons dans le même système à Caroliana, up and down, donc cela m’a probablement permis de mieux maîtriser le jeu, mais il ne faut pas oublier tout le travail que j’ai effectué en interne pour progresser » confirma le back-up de Chauncey Billups.

D’ailleurs, il aime avoir Billups comme mentor, cela lui permet d'avoir une base solide.
« Il m’a été et m'est d’une aide inestimable. Il m’a tout dit sur ce qu’il fallait prévoir et faire pendant les déplacements et aussi sur le jeu NBA. Si j’ai une question, je vais directement chez lui, pour moi il est irremplaçable » avoua l’ancien des Tar Heels.

Chauncey Billups rentre actuellement dans sa treizième saison NBA, il semble à son apogée sur et en dehors du parquet donc cela doit être gratifiant pour lui d’être le mentor d’un jeune joueur promis à un brillant avenir.

« J’adore ce mec, il est humble, aimable, discret, il est très attentif lorsque tu essayes de lui donner des conseils. Il a une excellente compréhension du jeu pour un jeune joueur donc il va forcément progresser très vite » déclara Billups.

Ainsi la présence de Lawson à Denver peut être bénéfique pour Billups aussi, ainsi cela lui permet de garder de la fraîcheur et de la nouveauté sur et en dehors du terrain. D’ailleurs arrivé en Finales de Conférence, Billups parut essoufflé et épuisé car son temps de jeu était trop important durant la saison. Avec l’arrivée de Lawson, cela donne Karl une profondeur de banc plus important et une qualité indéniable lui permettant une rotation plus importante.

« Il y a des fois où George veut que je re-rentre en jeu alors qu’au même moment je sens que TY joue bien, alors souvent j’aime bien lui répondre « laisse le jouer, laisse le jouer », raconta amusé Chauncey.

Malgré tous ces compliments et ses qualités, Ty Lawson sait que la saison ne fait que commencer et qu’il reste encore un long chemin avant de s’imposer durablement comme l’un des meilleurs meneurs de jeu de la NBA.

mercredi 30 septembre 2009

Episode 1: Ty Lawson à la rencontre de l'équipe

Cette saison, j’ai décidé de suivre vraiment la progression du Rookie de l’équipe, Ty Lawson. Le but est de voir comment un Rookie s’adapte à la NBA, quel est son rôle au sein de l’équipe, sa vie sur et en dehors du parquet. Donc voici le premier point :


Ty Lawson apprend à devenir un joueur NBA et la première des qualités, la patience.
Le problème de tous joueurs NBA arrivant dans la ligue dans une équipe qui joue le haut du tableau est de trouver du temps de jeu. Les minutes vont être dures à se partager au poste de meneur du côté du Colorado, sélectionné en 18ème position de la dernière draft, l’ancien de North Carolina va devoir faire face à une concurrence très forte, Chauncey Billups reste un titulaire plus qu’indétronable et derrière le vétéran Anthony Carter est le chouchou de coach Karl pour son état d’esprit toujours irréprochable. Le poste de meneur du côté des Nuggets est bourré d’expérience, 33 ans pour Billups et 34 pour Carter donc Lawson représente parfaitement l’avenir à ce poste. Cette saison 2009/2010 sera surement, pour lui, une saison de transition afin de mieux s’adapter au jeu NBA.

« Je suis sûr que vous les gars vous allez avoir le plaisir de me critiquer » déclara George Karl, »J’ai toujours aimé Anthony Carter et je pense qu’il a une grande part dans nos succès mais le gamin derrière lui est bon. Ty a fait une très bonne Summer League, et il a continué à travailler dur en Septembre. Son niveau de jeu est excellent.».

Avec ces propos, George Karl semble déjà accorder une grande confiance à son jeune joueur.
Pourtant, en accord avec Anthony Carter, Karl lui a dit cet été que son temps de jeu ne sera pas réduit la saison prochaine malgré la présence de Lawson. Carter a re-signé cet été pour un an et il jouait 22,9 minutes par match la saison dernière.

Bien que Ty ait l’habitude de commencer les matchs en tant que starter en NCAA, il devra attendre son tour en NBA et apprendre à voir son temps de jeu se réduire.


« Je sortirai probablement du banc et je jouerai quelques minutes et je devrai prouver à chaque possession que je mérite ma place » déclara le Rookie, « Quoiqu’ils me donnent, je le prendrai. Il faut être patient. Je viens ici pour travailler dur et parfois j’aurai ma chance. S’ils ont besoin de moi pour 20 minutes ou 5 minutes, je jouerai toujours à fond. ».

La saison prochaine, Lawson portera le numéro 3, car il n’a pu récupérer le numéro 1 de Billups, celui que Ty portait au lycée et il n’a pû avoir le 5 de JR, le numéro qu’il portait à l’université. Lawson s’est donc rabattu sur le 3 « C’est entre le 1 et le 5 » plaisant l’ancien de North Carolina.
Lawson est entrain de s’entraîner dur afin de pouvoir répondre au défi athlétique qui règne en NBA.


« J’avais du mal à tenir le ballon le premier jour » avoua Ty Lawson « Je dois m’habituer à la vitesse de tout le monde et aux trucs comme ça. C’est essentiel pour un meneur. Dimanche, je pense que je maîtriserai mieux le pick-and-roll, et je prendrai plus soin de la balle. Je dois vraiment réduire mon nombre de balles perdues et aussi, jouer plus dur en défense. ».

Voilà ce qui lui reste à travailler pour s’imposer solidement dans la rotation.
Prochain épisode après la pré-saison.

mardi 29 septembre 2009

JR Smith, peut-il grandir ?

L’arrière des Nuggets a passé 24 jours en prison, 24 jours a ressasser toujours et toujours les mêmes pensées. Comment cela a pu arriver, comment éviter ce tragique accident de voiture qui a coûté la vie à un de ses amis en 2007. Deux ans que cela dure, Smith est hanté par cette vision le jour et la nuit. Mais maintenant, il veut démarrer une nouvelle vie.

« Quand quelqu’un est dans cette situation, c’est difficile de lui demander comment il va », avoua Carmelo Anthony, qui a eu Smith au téléphone durant sa détention. « Car vous ne pouvez vous imaginer ce qu’il endure. Mais il essayait de se maintenir concerner par l’équipe et cela est bien. Cela est derrière lui à présent».


A cette époque de l’année, l’équipe et les coachs ne font que parler de JR Smith, cette année les erreurs de JR semblent derrière lui, et grandir est sa principale source de motivation. Cette année, c’est son année.

« Je pense que les actions pèsent plus que les mots » avoua Smith durant la journée annuel de communication média des Nuggets « Le fais est que j’ai grandi, je suis devenu responsable et maintenant il faut que ces intentions se transforment ne acte».

Ces derniers mois, JR a montré sa nouvelle attitude en se consacrant exclusivement au basket. Installé à Las Vegas durant cette intersaison, Smith a décidé de s’entourer de toute une équipe afin de passer un cap dans sa carrière. Choisi directement dans le staff des Nuggets, les choix de Smith sont restés très Nuggets avec les assistants Tim Grgurich et Jamahl Mosley, ainsi que l’entraîneur de Chauncey Billups, Joe Abunassar. Rien n’a été laissé pour compte pour sa préparation.

« J’ai passé beaucoup de temps auprès de JR cet été » déclara le meneur des Nuggets, Chauncey Billups, » et nous avons eu de très, très longues conversations à propos de lui et de son avenir. Il a une opportunité cette saison, une chance unique et nous allons tout faire pour qu’il la saisisse. Cette saison, il aura une très grande place dans l’équipe et nous comptons beaucoup sur lui. Il a le calibre d’un all star. Il a fait beaucoup d’erreurs, des erreurs de maturité, pas seulement cet été mais aussi durant les deux ou trois années passées. Il a reconnu qu’il ne pouvait pas continuer comme cela et cela est déjà une première étape ».

L’immaturité de Smith et ces imprudences en dehors du parquet ont remis le doute sur ses qualités de basketteur. Avec un talent certain, Smith utilise trop souvent son shoot alors qu’à contrario il ne défend pas suffisamment ; tout cela, il semble vouloir le modifier. Après avoir parlé avec ses assistants et vu Smith s’entraîner, George Karl croit qu’il a « un joueur totalement concerné » dans ses mains. Qu’est ce que cela signifie ? Plus de concentration sur le parquet, plus de passes, plus d’acharnement en défense ainsi qu’une meilleure sélection de shoots.

« Il est l’un des joueurs de la ligue que vous ne pouvez garder en face de vous » déclara George Karl, « Il arrivera toujours à jouer de vous, à avoir l’habilité de marquer. S’il continue à scorer comme ça, il passera un cap. Maintenant, sa plus grande force- la plupart du temps- est de scorer dans toutes les positions. Cette saison, peut-il embellir sa palette technique, ajouter un rôle plus défensif à son jeu, des triple-doubles, à faire basculer un match en faisant jouer les autres ? Je pense que sa situation est comparable à celle de Melo il y a 2 ou 3 ans » avoua le Coach des Pépites.


Mais, pour Smith, les actions pèsent plus que les mots et il semble qu’il veut le démontrer.

« Je me suis réveillé avec une chose à l’esprit, avoir un but », raconta JR Smith, le 24 septembre, « J’ai besoin d’être celui que je dois être.».

Malheureusement, la NBA a décidé de suspendre JR Smith pour les sept premiers matchs de la saison, une suspension que Smith trouve justifié, il manquera des matchs qui peuvent s’avérer décisifs pour la victoire de Division face aux Blazers et aux Jazz. George Karl a déclaré que l’équipe jouera comme si Smith était blessé. Et que ce sera aux autres joueurs de combler le manque. Ces premiers matchs, Smith les suivra sur le banc de touche, habillé en civile ; c’est à ce moment là qu’il doit prouver qu’il a grandi et mûri en se muant comme un leader spirituel de l’équipe.

Quand JR Smith sera de retour, Denver récupérera un joueur qui scorait pas moins de 14,9 points par match la saison dernière. Une gâchette qui a terminé la saison dernière cinquième des paniers à trois points convertis et tentés. Smith a été l’un des tous meilleurs sixième homme de la ligue la saison dernière, finissant deuxième au nombre de votes juste derrière Jason Terry ; pour Karl cela n’était qu’une étape, la prochaine titulaire au sein du cinq majeur. Même si Smith ne débutera pas tous les matchs, ses progrès pourront lui permettre de jouer un rôle plus important lors du money-time, là où généralement le destin d’une rencontre se joue.

lundi 21 septembre 2009

Les Nuggets version 2009/2010

Après un exercice 2008/2009 surprenant, ponctué par des playoffs de toute beauté, les dirigeants des Nuggets ont décidé de jouer la carte de la continuité. Alors que d’autres cadors se sont renforcés avec des noms ronflants, la signature de Ron Artest chez les champions 2009, l’arrivée de Jefferson aux Spurs, la signature d’Andre Miller aux Blazers, George Karl & Co ont recruté malin et pas cher.

La principale inquiétude des fans était de voir la révélation de la saison dernière, Chris « Birdman » Andersen, quitter le Colorado pour aller toucher plus de billets vert ailleurs et cela le front office l’a bien compris avec une resignature très rapide de Chris à peine quelques jours après l’ouverture du marché des free-agent « Depuis le début, Denver a dit que conserver Chris était sa priorité. Ils ont tenu parole en s’occupant d’abord de lui. Chris a vraiment été touché par cette marque de respect” a déclaré un proche du joueur. ». D’ailleurs l’attitude de Birdman a été irréprochable sur ce dossier puisqu’il a accepté de toucher « que » 3,7M$ la première année de son contrat pour permettre à la franchise du Colorado de ne pas payer la luxury tax. Chris Andersen a été reconnaissant envers le staff des Nuggets qui lui avait donné sa chance l’été dernier alors qu’il était au fond du gouffre. Malheureusement la parole d’un sportif n’est pas toujours bonne à croire.

D’ailleurs le secteur intérieur des Nuggets ne changera quasiment pas cette saison, avec la re-signature de Johan Petro pour le minimum salarial de 856 000 $ sur un an. Sans vraiment briller la saison dernière, 2,2 points et 2, 3 rebonds en 8 minutes de jeu par match, semble s’être fait une belle cote auprès du staff des Pépites en étant prolonger. Sans être chauvin, Johan Petro possède un excellent potentiel et il pourrait s’installer dans le paysage NBA définitivement s’il arrivait à franchir ce palier qui lui manque. On espère qu’il aura le temps de jeu nécessaire pour l’effectuer cette saison.

Dahntay Jones avait été l’autre sensation du côté du Colorado la saison dernière, chien fou du scoreur adverse, monté sur ressort, Jones avait été intronisé titulaire par George Karl dès l’arrivée de Billups avec lequel il a montré une très grande complémentarité. Désireux de rester sous les couleurs bleu ciel et jaune de Denver, Jones a cédé aux sirènes des dollars d’Indiana qui lui proposait un contrat de 11M$ sur 4 années. Afin de compenser le départ de Dahntay et de permettre à JR Smith de débuter sur le banc, les Nuggets ont acquis l’ex arrière de UCLA Arron Afflalo en provenance de Detroit accompagné de Willian Sharpe. Moins physique et moins agressif que Jones, le nouvel arrière des Nuggets n’en est pas moins un plus mauvais défenseur. Avec un temps de jeu vacillant entre 20 et 25 minutes, Afflalo est capable d’éteindre son adversaire direct en le gênant au niveau de son placement. De plus, Afflalo apporte une nouvelle alternative offensive à la palette de George Karl avec un tir derrière l’arc plutôt fiable avec un dernier exercice ponctué à 40% de moyenne « Je pense juste à une chose, être un joueur de basket, et être le plus complet possible » affirma le nouvel arrière des Nuggets le jour de sa conférence de presse.

L’année dernière, la rotation intérieure des Nuggets était quasiment réservée à trois joueurs, Nenê, K-Mart et Andersen. Petro arrivait à jouer 5 minutes lorsque le match était déjà joué, par contre j’ai toujours trouvé que Renaldo était sous utilisé par George Karl alors qu’il pourrait amener une rotation intéressante défensivement sur les postes 3 et 4 pendant 15 minutes. D’ailleurs lors de la blessure de K-Mart, Balkman a parfaitement comblé le manque de ce dernier avec un match à 16 points et 14 rebonds contre les Kings et avec un mois de mars conclu avec 7,2 points et 7,0 rebonds en 13 matchs avec 19 minutes de jeu.

Constitué d’un groupe jeune, le staff des Nuggets a décidé d’amener de l’expérience avec le recrutement de Malik Allen contre Sonny Weems et William Sharpe, deux jeunes joueurs qui n’ont pas encore réussi à trouver leur place au sein de la grande ligue “Sonny est un joueur athlétique qui doit apprendre à jouer au basket. Un jour, il fait un pas en avant et son se dit qu’il est sur la bonne voie, et le lendemain, il en fait 10 en arrière. Il a du talent, c’est indéniable. Maintenant, la question est de savoir s’il a la mentalité pour jouer dans cette ligue” une attaque de George Karl envers Sonny Weems lors de l’annonce du trade. Malik Allen est très apprécié au sein de la NBA pour son omni présence au sein du vestiaire ce qui est primordial pour une équipe prétendante au sacre NBA.

En remplaçant à qualité quasiment semblable aux joueurs perdus, l’intersaison des Nuggets semblait se dérouler sans aucun accroche, malheureusement c’était jusqu’au jour où les euros européens l’emportaient sur les dollars américains. L’Olympiakos a respecté sa tradition de se renforcer avec des joueurs NBA, après les arrivées de Josh Childress et Jannero Pargo la saison dernière, les dirigeants Grecs ont proposé un contrat de 12M$ sur 2 ans à Linas Kleiza contre une qualifying offer par Denver à hauteur de 2,7M$. Aucune équipe NBA ne pouvait s’aligner et surtout pas les Nuggets qui flottent déjà avec la luxury tax donc le lituanien s’en va poursuivre sa carrière en Europe. Afin de combler ce manque, les Nuggets suivent actuellement plusieurs pistes. Tout d’abord, les médias du Denver Post avaient parlé d’un intérêt quasi concret de la part des Nuggets envers l’ailier Wally Szczerbiak. Capable de torpiller les banderilles à trois points comme à ses plus belles époques, l’ancien All Star pourrait apporter l’efficacité du lituanien pour les tirs primés. En ce qui concerne du physique et du rebond, on se demande comment il pourrait compenser l'abattage délivré par Kleiza la saison dernière. Depuis environ deux semaines aucune autre information n’a filtré de ce dossier. L’autre piste sérieuse fait l’état d’un contact et d’une offre concrète de la part des dirigeants à l’égard de Flip Murray. L’ancien 6ème homme des Hawks la saison dernière alignait des statistiques de 12,2 points 2,0 rebonds et 2,1 passes décisives en 24 minutes de jeu. Flip est un spécialiste du travail de sorti de banc, ancien suppléant de Ray Allen aux Sonics où il éclate aux yeux de la NBA lors de la blessure du All Star, il déçoit les saisons après. Il rebondit aux Cavs en réalisant sa meilleure saison au scoring 13,5 points par match puis encore un passage à vide jusqu’à la saison dernière. Les dirigeants des Pépites lui ont proposé un contrat de 1,1M$ sur une saison. Une offre jugée indécente par le camp Murray. Dans le même temps, Keith Bogans, l’ancien arrière-ailier des Rockets et du Magic, s’est dit prêt à accepter cette offre. Un Bogans qui correspond parfaitement au profil de Dahntay Jones, parti aux Pacers contrairement à Murray qui apparaît lui beaucoup plus offensif. Mais les Nuggets tiennent à recruter un attaquant et c’est pour cette raison qu’il ne lâche pas la piste Murray. Il pourrait revenir à la charge avec la “bi-annual exception” qui permet de signer un joueur pour environ 2 millions de dollars. Pourtant la cohabitation entre JR Smith et Flip Murray risque d’être un peu houleuse tant les deux joueurs semblent évoluer dans le même registre donc Wait & See.

Les Nuggets ont réussi à conserver le chouchou du public tout en remplaçant les éléments clés de la saison dernière (à part Linas Kleiza). Pas de grands noms, pas de grosses stars, les Nuggets ont voulu rester discret dans cette intersaison afin de poursuivre dans la lignée de leur prometteuse saison 2008/2009.

mercredi 9 septembre 2009